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Sexualité et douleurs, que sont les dyspareunies ?

Les dyspareunies désignent des douleurs ressenties pendant et/ou après les rapports sexuels.

  • Superficielles (au niveau de l’entrée du vagin) ou profondes (dans le bas-ventre), elles touchent 10 à 20% des femmes.
  • Ces douleurs peuvent être régulières ou ponctuelles, mais elles impactent souvent la qualité de vie, la santé mentale et la relation de couple.

💡 Rappel important : La douleur n’est jamais « dans votre tête ». Même si elle a des origines multiples, elle est bien réelle, et des solutions existent.

Les formes des dyspareunies

 

Dyspareunies superficielles :

    • Douleurs localisées à l’entrée du vagin, souvent décrites comme des brûlures, des picotements ou une sensation de coupure.
    • Elles apparaissent généralement dès la pénétration ou même lors de la tentative.

Dyspareunies profondes :

    • Douleurs ressenties dans le bas-ventre, parfois associées à des pathologies comme l’endométriose ou des tensions musculaires.
    • Elles surviennent généralement lors des mouvements plus profonds pendant le rapport, en raison d’un utérus retraversé ou selon le cycle.

Les causes des dyspareunies

Les dyspareunies peuvent avoir plusieurs origines, souvent reliées les unes aux autres :

Causes physiques :

    • Infections vulvovaginales ou urinaires (mycoses, cystites).
    • Pathologies gynécologiques comme l’endométriose, les kystes ovariens ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
    • Sécheresse vaginale (liée à la ménopause, l’allaitement ou certains traitements notamment cancéreux).
    • Atrophie vaginale (fréquente après la ménopause)
    • Tensions musculaires au niveau du périnée ou du bassin.
    • Iatrogénique : due à des traitements médicaux (cancer du sein, antidépresseurs …)

 

Causes psychologiques et émotionnelles :

 

    • Expériences négatives ou traumatisantes (violences, relations abusives, accouchements difficiles, etc.).
    • Stress, anxiété ou peurs liées à la sexualité.
    • Pression liée à la performance ou à l’idée de « réussir » un rapport.
    • Education stricte ou tabous sur la sexualité, peuvent en apporter une image négative

Autres :

      • Chirurgies pelviennes ou accouchements traumatiques.
      • Troubles chroniques associés, comme le syndrome du côlon irritable, la fibromyalgie ou la cystite interstitielle​

💡 À retenir : Pour certaines personnes, il n’y a pas de causes très évidentes. Les douleurs résultent d’une équation d’évènements négatifs associés à la sexualité. Identifier la source permet de mieux les comprendre mais même sans la connaître, ces douleurs se soignent !

Les conséquences des dyspareunies

 

  • Sur le corps :
    • Amplification des tensions musculaires.
    • Réflexe d’évitement (le corps anticipe la douleur, ce qui peut entraîner des spasmes).
  • Sur la relation :
    • Difficultés de communication dans le couple, tensions.
    • Diminution du désir ou peur de l’intimité.
    • Isolement social et difficulté à maintenir des relations épanouissantes.
  • Sur le mental :
    • Sentiment de culpabilité ou d’inadéquation.
    • Baisse de l’estime de soi.
    • Augmentation des risques d’anxiété, de dépression et de troubles de l’image de soi.

Parcours de soins et solutions

 

Bonne nouvelle : il existe un véritable parcours de soins pour traiter les dyspareunies. Voici les étapes clés :

Consulter un.e gynécologue ou médecin spécialisé.es (dermatologue, algoloques) :

  • Faire un bilan médical complet pour exclure une cause infectieuse ou organique.
  • Échanger sur les douleurs, leur intensité, leur localisation.
  • Proposer des traitements si nécessaires (hydratants, traitements hormonaux, anesthésiants locaux, anti-douleurs neuropathiques..). Il est important de comprendre l’utilité d’un traitement pour l’utiliser correctement. N’hésitez pas à poser vos questions.

 

Rencontrer un.e kinésithérapeute/sage-femme spécialisé.e :

  • Education à l’anatomie de la vulve et du périnée
  • Rééducation périnéale pour libérer les tensions musculaires.
  • Travail sur la respiration et la détente globale du bassin.
  • Contrôler la détente et ne pas anticiper la douleur lors des rapports

Explorer la thérapie psychologique ou sexologique :

  • Identifier et dénouer les blocages émotionnels ou relationnels.
  • Communiquer avec son.sa partenaire
  • Redécouvrir une sexualité à votre rythme, sans pression.

Interventions complémentaires :

  • Ostéopathie
  • Acupuncture, hypnothérapie ou EMDR pour traiter les troubles émotionnels et traumatiques.
  • Techniques de neuromodulation ou injections locales pour soulager la douleur persistante.

Adopter des gestes simples au quotidien :

  • Utiliser un lubrifiant adapté pour diminuer les frottements.
  • Échanger ouvertement avec votre partenaire sur vos ressentis.
  • Essayer des exercices de relaxation ou des techniques de sophrologie.

Les traitements chirurgicaux comme la vestibulectomie doivent être uniquement en cas d’échec des autres thérapeutiques.

💡 Astuce pratique : Prenez soin de noter vos ressentis dans un carnet. Cela peut aider à mieux cerner vos douleurs et à guider les professionnel.le.s de santé.

Est-ce que cela se soigne ?

Oui, les dyspareunies se soignent, même si cela peut prendre du temps. Une approche globale, combinant un soutien médical, psychologique et sexologique, permet souvent de retrouver une sexualité épanouie et sans douleur. Chaque parcours est unique, et la clé réside dans une prise en charge personnalisée et pluridisciplinaire.

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